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Chron.|Photo story : F. Bonura

Dernière mise à jour : 15 oct.

L'histoire derrière la photo

Depuis le début du confinement, François Bonura rend hommage à des photographes et/ou modèles qu’il affectionne, pour la plupart dénichés sur Facebook. Le principe est simple : un titre de son choix, et une photo, accompagnée d’un petit texte, avec ses impressions sur le travail de la personne mise en avant. Ironie du sort: le Lundi 13 Avril, quand il s’apprête à mettre en ligne son dix-neuvième post, dans lequel il évoque la censure de l’Amérique « bien pensante », Facebook le bloque. Il refuse la décision des administrateurs - on parlera plutôt d’algorithmes - qui lui envoient la réponse suivante « en raison de la pandémie du Covid 19, nous disposons de moins de personnel qu’à l’accoutumée pour examiner votre post, veuillez nous en excuser. Vous ne pouvez donc rien publier pendant 24 heures ». La photo en question est certes explicite, mais François a pris le soin de flouter tous les éléments susceptibles de faire l’objet d’une quelconque censure. Voici donc en exclusivité sur Alharache, le fameux objet du litige, avec en prime : la version non censurée de la photo qui a créé la polémique.


Je suis bien embêté, Mélanie (et d’autres) me demandent de poster une de MES photos hip hop. Je me suis promis de ne pas le faire dans cette série d’hommages à mes photographes/modèles, célèbres pour certains, mais pas autant –respectivement- que Joseph Koudelka ou Alek Wek.Alors je vais couper la poire en deux : je poste un cliché « avec Big Daddy Kane, d’un photographe un peu connu »

Petite bio pour ceux qui n’en savent pas trop sur moi: reporter surtout spécialisé en rap, pendant une dizaine d’années à New york (1995-2005). Pour Billboard, Source, XXl, Mass Appeal, Fader, F.E.D.S (USA), L’Affiche, Radikal, Libération, Guitare et claviers (France), Juice (Allemagne), plus quelques couvertures d’albums. Bref… Pour ceux qui veulent voir un de MES portraits de Big Daddy Kane, allez dans mon album « Hip Hop », vous trouverez. Faites moi plaisir, allez surtout l’écouter sur youtube, tapez « Big Daddy Kane Tiny desk », vous aurez du live instrumental, un son au top et surtout son timbre de voix inimitable de baryton. Le contexte : en 98, je photographie Kane au BB King Bar & Grill, et je l’interview backstage. On parle de tout et de rien, j’apprends qu’il est collectionneur d’instruments de musique (cuivres), et à ma surprise: de photo. On en vient à évoquer le portraitiste Herb Ritts, puis il se livre sur son meilleur souvenir en tant que modèle pour un autre portraitiste : Siung Fat Tija. BDK : « Madonna n’a jamais caché son goût pour la provoc, pour le rap, les beaux blacks, sa fascination pour la prostitution, le fétichisme, le BDSM, l’érotisme, les pimps, et sa bisexualité. Elle m’a appelé pour poser dans le bouquin qui accompagnait son album Sex. A l’époque j’étais on top of the game, je fréquentais toutes les nanas les plus en vue de New York à Hawaï. Elle voulait choquer sa fan base bien pensante et protestante, en posant entre deux sex-symbols noirs. On a pris plusieurs photos, et j’ai été le premier rappeur à poser entièrement nu. C’était en 92, juste après les émeutes de Los Angeles, donc un cliché d’autant plus choquant dans ce contexte de tensions raciales ».Le surprenant cliché ci dessus a été pris à Miami Beach. Nous sommes en 2020, et hormis dans le livre « Sex », cette série de photos est quasiment introuvable sur le web.


Modèles : Big Daddy Kane, Madonna, Naomi Campbell

Photo Copyright : Siung Fat Tija


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